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Déconfinement : « La reprise euphorique de la croissance devrait se maintenir tout l’été, mais le véritable enjeu sera la rentrée »

INTERVIEW Pour l’économiste Stéphanie Villers, la reprise économique actuellement constatée se prolongera tout l’été grâce au déconfinement et aux congés

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  • Depuis le 19 mai et la seconde étape du déconfinement, la France connaît une croissance très forte.
  • Un phénomène passager dû à l’euphorie des premiers jours ou une réelle tendance pour les mois à venir ?
  • Selon l’économiste Stéphanie Villers, l’été devrait être au beau fixe sur le plan économique.
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Ce dimanche, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie s’est félicité dans le  JDD que « l’économie française repartait fort ». Les premiers chiffres du déconfinement semblent bien lui donner raison.  Les dépenses effectuées par carte bleue depuis le 19 mai et la deuxième étape du déconfinement dépassent de 20 % celle de la même période en 2019, les achats dans l’habillement y sont supérieurs de 70 %, quand les bars et les restaurants – malgré jauges et interdiction de consommation en intérieur – ont déjà retrouvé 90 % du chiffre d’affaires de 2019.

Pour l’économiste et spécialiste de macro-économie Stéphanie Villers, cette reprise euphorique devrait se poursuivre tout l’été, avant d’arriver au véritable enjeu de cette année 2021 : la relance – ou non – en septembre.

Une telle reprise économique est-elle surprenante ?

La consommation représente plus de la moitié du produit international brut (PIB) du pays et 60 % de sa croissance. Il était certain que cette réouverture des commerces allait entraîner un rebond de la croissance, c’est un effet sans grande surprise, même dans ces proportions. A partir du moment où les commerces rouvrent, les gens consomment, surtout après des mois de frustration. Le retour au travail est également une bonne chose pour des secteurs comme la restauration.

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Des Français ont bien sûr été impactés économiquement par cette crise, mais au niveau macroéconomique et si on fait une moyenne, le pouvoir d’achat des ménages s’est maintenu, tout en accumulant une épargne, notamment grâce à l’activité partielle prise en charge par l’Etat. Il y a donc toute une euphorie due à la réouverture qui peut être assouvie.

Cette euphorie ne risque-t-elle pas de durer seulement quelques jours avant de s’essouffler ?

Non car le retour à la « normale » est progressif et la consommation rouvre en plusieurs étapes, ce qui va donner des rebonds de consommation là où l’euphorie aurait pu diminuer au fur et à mesure. Par exemple, le 9 juin, il sera possible de retourner en salle de sport ou de rester au bar jusqu’à 23 heures, ce qui n’est pas pareil que ce qu’on pouvait faire le 19 mai. Il y a donc encore le sentiment de découvrir et de pouvoir s’offrir de nouvelles choses qui continuera jusqu’en juillet et prolongera l’euphorie.

Ensuite, on arrive à la période de juillet août, les congés, qui est naturellement porteuse et connaît chaque année, même sans coronavirus, un niveau de consommation élevé. L’année dernière, la croissance avait augmenté de + 18,2 % au troisième trimestre, mais c’est normal, on passe du pire au meilleur en termes de consommation, ce qui creuse ce chiffre. Bien sûr, ce rythme actuellement constaté ne va pas se maintenir sur le très long terme, mais à court terme, entre les déconfinements et l’été, l’euphorie devrait durer.

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L’été dernier, les Français n’ont pas consommé toute leur épargne de la crise sanitaire, malgré les incitations du gouvernement. Ce problème peut-il se représenter cet été ?

Il y a deux forces contraires. D’un côté, la vaccination qui offre une visibilité qu’on n’avait pas à l’été 2020, on est en quelque sorte "sortis d’affaire", surtout avec les chiffres très importants et les intentions de vaccination chez les jeunes. Intentions qui montrent d’ailleurs une forte envie de consommer en termes de voyage, concerts et festivals.

De l’autre, on sait désormais qu’une quatrième vague est possible. Néanmoins, ce point peut avoir un effet également incitatif, notamment chez les jeunes qui peuvent se dire « Vu qu’on ne sait pas de quoi septembre sera fait, qu’on sera peut-être reconfinés, autant consommer à fond cet été. »

Mais les Français savent qu’il risque d’y avoir de mauvaises nouvelles à la rentrée concernant les défaillances d’entreprises. Malgré tout, il y a quelques indicateurs, comme les subventions du plan de relance européen qui arrive, et qui peut adresser un signal positif en face des chiffres de défaillances d’entreprises.

L’enjeu est-il plutôt de voir la consommation se maintenir en septembre ?

Oui, car même les indicateurs évoqués ne suffiront pas à faire baisser la peur du nombre de défaillances d’entreprises. Il y a eu 38 % de moins de défaillances que l’an passé juste grâce aux aides de l’état qui ont maintenu artificiellement certaines entreprises qui auraient coulé sans. Du coup, quelle que soit la situation économique en septembre, il va y avoir, par un juste retour à la normale, une hausse très importante des dépots de bilan. Mal expliqué, cela peut faire peur aux Français et avoir un mauvais effet psychologique sur la croissance et la consommation.

Néanmoins, deux éléments peuvent faire relativiser ce mauvais effet. Premièrement, les Français ont normalement une bonne visibilité sur la situation financière de leur entreprise, et savent donc s’ils peuvent se permettre de consommer ou non.

De plus, c’est l’histoire éternelle de l’œuf ou la poule : si les ménages dépensent beaucoup, cela envoie un signal positif aux entreprises pour ne pas trop débaucher. Après, il ne faut pas se faire d’illusion, cette crise va être une aubaine pour les entreprises pour restructurer ou réduire leur effectif. Mais le clair enjeu de cette croissance, c’est septembre. L’été est presque assuré.

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