Notre BLACK FRIDAY continu : Jusqu'à -80% sur toute la boutique !

Coronavirus en Ile-de-France : Le déconfinement se profile mais l'inquiétude grandit

DECONFINEMENT Si le taux d’incidence a fortement chuté en Ile-de-France, il reste encore largement supérieur à la moyenne nationale. Et les services de réanimation franciliens sont toujours saturés

15-styles-masque-facial-jetable-masque-3ply-oreille-boucle-cinq-pointu-toile-impression-masque-mascarillas-mascaras
  • Le 19 mai, le couvre-feu est repoussé à 21 heures et les terrasses de restaurants, musées, cinémas, stades ou encore commerces non-essentiel réouvrent.
  • Le taux d'incidence a fortement baissé en Ile-de-France mais reste encore à un niveau très élevé. 
  • La baisse dans les services hospitaliers est également engagées mais le taux de saturation reste encore très important.
10-50-100-pcs-mignon-enfants-jetable-masque-m-dical-3-plis-enfant-visage-bouche-masques

Depuis une dizaine de jours, le Pr Djillali Annane, à la tête du service de réanimation de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches, dans les Hauts-de-Seine, sent la pression décroître. « On est légèrement moins sollicités mais on l’est tout de même bien plus qu’en temps normal, on refuse encore tous les jours des patients », tempère-t-il immédiatement. Voilà déjà plusieurs semaines que « ses » 18 lits de réanimation lourde et 10 lits de soins critiques sont constamment occupés. Et dès que l’un d’eux se libère, il est réattribué « dans l’heure », précise le praticien. Dans ces conditions, impossible pour lui de se réjouir du calendrier de déconfinement fixé par le gouvernement. Trop tôt, trop rapide, à ses yeux. « Le pari est extrêmement risqué, la circulation virale reste intense », insiste-t-il.

Depuis le début du mois d’avril, le taux d’incidence a fortement chuté, et plus encore en Ile-de-France. On dénombre aujourd’hui dans la région 336 cas pour 100.000 habitants, soit moitié moins que fin mars. Une baisse non négligeable mais moins rapide que lors des deux premiers confinements. Surtout, le niveau de circulation du Covid-19 reste extrêmement important. Le 15 décembre, par exemple, lors du second déconfinement, l’incidence en Ile-de-France, était 2,5 fois moins élevé (125). Pourtant, les terrasses n’ont jamais été rouvertes et le couvre-feu, un temps établit à 20 heures, a rapidement été abaissé à 18 heures. Quant au premier confinement, si on testait peu et qu’on ne connaît donc pas précisément le taux d’incidence, le réseau Obépine, qui surveille les traces de virus dans les eaux usées, ne décelait quasiment plus de Covid-19.

50-10-pi-ces-enfant-visage-maskn-enfants-jetable-masque-facial-3-couches-dessins-anim-s

Les services de réanimation saturés

« L’horizon s’éclaircit mais on est encore dans la troisième vague, toujours au-dessus du pic de la seconde », reconnaît sans détour le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau. Les services de réanimation affichent encore un taux d’occupation de plus de 140 % : 1.632 patients y séjournent actuellement, là où la région dispose en temps normal de 1.150 lits. Dans le service du Pr Djillali Annane, la majorité d’entre eux a entre 55 et 65 ans, souvent en surpoids, même si un des lits est occupé par un homme de 29 ans ne présentant pas « spécialement de comorbidités ». « Par rapport à la seconde vague, les patients restent souvent plus longtemps car ils sont plus gravement touchés. Si ça réaugmente, on fait comment ? », s’inquiète le chef de service.

Aurélien Rousseau en a bien conscience, après 15 mois de crise sanitaire et de sollicitation permanente, le personnel soignant est épuisé, usé même. « Toute la difficulté est de trouver une ligne de crête entre la tension hospitalière et le besoin de reprendre une activité parce que les mesures de freinage pèsent à tous les niveaux, psychologique, éducatif, social… », reconnaît-il. A ses yeux, la situation en ce printemps est néanmoins très différente de celle de l’an dernier. Il y a les tests d’abord. Après le premier confinement, l’ambition était d’en réaliser 40.000 par semaine en Ile-de-France. La semaine dernière, 500.000 Franciliens se sont fait tester et 900.000 au plus haut de la troisième vague.

noir-chat-impression-coton-masques-bouche-casquette-coupe-vent-anti-poussi-re-respirant-multi-usages-s

Mais la principale évolution réside sans nul doute dans la campagne vaccinale. Certes, avec moins d’un quart de la population francilienne ayant reçu au moins une dose du précieux sérum, la région fait figure de lanterne rouge. « L’Ile-de-France est la région la plus jeune du pays or notre campagne vaccinale est liée à un critère d’âge, rectifie Aurélien Rousseau. Si on compare sur les populations cibles, nous sommes dans la moyenne nationale. » Surtout, insiste le directeur de l’ARS, la vaccination va s’accélérer dans les semaines à venir. 500.000 injections sont prévues la semaine prochaine, 2 millions au mois de mai. Pour répondre aux besoins grandissant, de nouveaux centres s’apprêtent à ouvrir, en plus de 200 déjà en activité et des six vaccinodromes

ffp2-masque-facial-kn95-mascarillas-5-couches-filtration-jetable-respirant-masque-protecteur-anti-poussi-re-masque

La traque des variants

Restent des inconnues et non des moindres. La reprise de l’école va-t-elle infléchir la baisse constatée ? Selon l’ARS, on dénombre à ce jour 293 classes fermées*, loin de l’explosion redoutée. Mais l’inquiétude réside principalement dans les variants, notamment « brésilien » et « sud-africain » contre lesquels les vaccins semblent moins efficaces. Ils représentent désormais 10 % des cas en Ile-de-France mais ont fortement augmenté dans certaines zones. Dans le Val-de-Marne, département qui affiche la plus forte incidence de l’Hexagone, le variant sud-africain est passé de 5,5 % à 14 % en un mois. Quant au variant indien, aucun cas officiel n’a été recensé dans la région mais une quinzaine de tests sont en cours d’analyse.

« C’est à se demander si on a tiré les leçons de la seconde vague, insiste le Pr Djillali Annane. On sait qu’en laissant circuler le virus, le risque de propagation des variants est important et que cela pourrait avoir un impact sur notre stratégie vaccinale, mais on y va quand même ! » Le directeur de l’ARS, lui, assure que ses équipes se battent « pied à pied » pour contenir ces nouvelles souches. 90 % des tests PCR sont criblés, les mesures d’isolements renforcées, des opérations de dépistage massives sont organisées… Aucun cluster hors de contrôle n’a pour l’heure été détecté. Contrairement au praticien, Aurélien Rousseau en est sûr, « la bataille des variants n’est pas perdue ». Mais s’il y a bien une chose sur laquelle tous deux s’accordent, c’est la nécessité de ne pas baisser la garde pendant cette période de transition. « La résolution de la crise ne peut pas passer uniquement par des politiques publiques. Il faut que chacun se montre responsable et prudent », insiste le directeur de l’ARS.

* 1003 classes sont fermées dans la région mais plus de 700 en raison de l’absence de l’enseignant quelle qu’en soit la raison, précise l’ARS

Partager sur les réseaux sociaux

Poster un commentaire

error check_circle
error check_circle
error check_circle
error check_circle
Paiement sécurisé
Commandez en toute sécurité
Livraison rapide
Expédition & Livraison rapide
Service client
À vos côtés 7j / 7 !
Satisfait ou remboursé
7 jours pour changer d'avis

Je n'ai pas de compte,
je m'inscris

error check_circle
error check_circle remove_red_eye
error check_circle remove_red_eye

J'ai déjà un compte,